Un serpent utilise le venin de ses proies pour son compte
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Un serpent utilise le venin de ses proies pour son compte
Selon une récente découverte de chercheurs de l’Université Old Dominion, en Virginie, le serpent Rhabdophis tigrinus (1) a mis au point un procédé original lui permettant de faire du venin de ses proies son propre venin.
Totalement dépourvu de venin à la naissance, ce reptile, en se nourrissant de crapauds toxiques, parvient à conserver la substance sécrétée par leur peau : la bufadienolide (un poison extrêmement dangereux). Non content de ne pas en mourir, il pousse la prouesse jusqu’à l’acheminer dans ses glandes nucales (glandes situées sur la nuque) où elle lui servira de venin. Une aubaine pour ce serpent qui d’ordinaire fuit devant ses prédateurs, notamment le faucon. En possession du venin, il n’hésite plus à faire face et s’arc-boute de sorte que son agresseur touche en premier lieu la nuque, autrement dit les glandes porteuses du poison. Plus étonnant encore, les femelles serpents en possession du venin n’hésitent pas à en injecter dans leurs œufs pour permettre à leur progéniture d’en bénéficier dès leur naissance.
Les chercheurs ignorent encore comment le venin du crapaud passe de l’appareil digestif du serpent à ses glandes, et si la substance reste identique après ce transfert.
Si on connaissait déjà le cas d’invertébrés fabriquant leur venin à partir d’autres espèces (des mollusques avec des végétaux ou encore des grenouilles avec des insectes, par exemple), ce serpent est le premier cas recensé pour des vertébrés.
1 - Une espèce de serpent présente uniquement en Asie du Sud-Est, principalement en Chine et au Japon. C’est une petite couleuvre, ressemblant beaucoup à notre couleuvre à collier, atteignant plus d’un mètre de long. C’est un serpent aglyphe, c’est-à-dire dépourvu de crochets venimeux.
source univers-nature.com
Cécile Farge
Totalement dépourvu de venin à la naissance, ce reptile, en se nourrissant de crapauds toxiques, parvient à conserver la substance sécrétée par leur peau : la bufadienolide (un poison extrêmement dangereux). Non content de ne pas en mourir, il pousse la prouesse jusqu’à l’acheminer dans ses glandes nucales (glandes situées sur la nuque) où elle lui servira de venin. Une aubaine pour ce serpent qui d’ordinaire fuit devant ses prédateurs, notamment le faucon. En possession du venin, il n’hésite plus à faire face et s’arc-boute de sorte que son agresseur touche en premier lieu la nuque, autrement dit les glandes porteuses du poison. Plus étonnant encore, les femelles serpents en possession du venin n’hésitent pas à en injecter dans leurs œufs pour permettre à leur progéniture d’en bénéficier dès leur naissance.
Les chercheurs ignorent encore comment le venin du crapaud passe de l’appareil digestif du serpent à ses glandes, et si la substance reste identique après ce transfert.
Si on connaissait déjà le cas d’invertébrés fabriquant leur venin à partir d’autres espèces (des mollusques avec des végétaux ou encore des grenouilles avec des insectes, par exemple), ce serpent est le premier cas recensé pour des vertébrés.
1 - Une espèce de serpent présente uniquement en Asie du Sud-Est, principalement en Chine et au Japon. C’est une petite couleuvre, ressemblant beaucoup à notre couleuvre à collier, atteignant plus d’un mètre de long. C’est un serpent aglyphe, c’est-à-dire dépourvu de crochets venimeux.
source univers-nature.com
Cécile Farge


Re: Un serpent utilise le venin de ses proies pour son compte
Vraiment étonnant. Merci Joëlle.

MC
"Les gens qui haïssent les chats seront réincarnés en souris" Jim Willis

thecatwoman- Aigle Royal
- Date d'inscription: 28/11/2004
Localisation: Anjou
2ème animal: Mélodie, ma Mélodie du bonheur, qui est arrivée à la maison sans crier gare, s'est installée et a refusé de repartir.
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